Optimisation de l'énergie : ECOCIR, vers plus d'efficacité énergétique au service de la croissance verte

En collaboration avec la Communauté de communes Baugeois Vallée, le Siéml (Syndicat intercommunal d’énergies du Maine-et- Loire) et l’ensemble des partenaires, ECOCIR (pour ECOnomie CIRculaire) est un projet d’envergure exploitant la chaleur non valorisée (chaleur dite « fatale ») de l’Unité de Valorisation Énergétique Salamandre.

La valorisation énergétique des déchets

Les déchets ménagers résiduels et assimilés (poubelle noire) sont transformés en électricité et en vapeur à travers un mécanisme de chaudière et de groupe turbo-alternateur.

Chaque année :

  • 120 000 tonnes de déchets entrants
  • 96% de valorisation des déchets en énergie et en matière
  • 70 000 MWh d’électricité produite

Récupération de chaleur fatale

Un hydrocondenseur a été installé à l’UVE Salamandre pour récupérer la chaleur non valorisée en sortie de turbine, appelée chaleur fatale.

  • Température en sortie de turbine : 55°C
  • Énergie fatale valorisée : 15 GWh/an et 45 GWh/an à terme

Production de tomates

Les tomates sont produites en culture de substrat neutre et inerte à 80 cm du sol. Elles sont irriguées via un système de goutte à goutte pour une utilisation mesurée et optimale de l’eau.

La chaleur fatale permet de chauffer le réseau d’eau chaude dans les serres.

  • 7 ha (11 à terme)
  • 110 000 pieds, 2 500 t de tomates produites en 2024
  • 80 à 100 emplois créés

Raccordement au réseau gaz

Construction d’une chaufferie gaz pour chauffer les serres durant les arrêts techniques annuels de l’UVE Salamandre.

Distribution de BioGNV

Ouverture de 2 pistes de distribution BioGNV :

  • 2 compresseurs de 400 Nm3/h + 1 t de stockage de gaz
  • Borne de paiement CB sécurisé 24h/24 et 7j/7
  • Capacité : 7 poids lourds/h et 40/j

Ecomobilité

Le SIVERT participe au projet Mobil’Ethic, lauréat d’un dispositif CEE pour accompagner la mobilité des salariés en milieu rural.

Mobilité douce, covoiturage et solution d’autopartage.

Production de biométhane

Mise en service de 2 unités de méthanisation portés par des groupements d’agriculteurs : Baugé Agri Méthane et Noyant Bio Energie.

  • 34 exploitations engagées
  • 242 Nm3/h de méthane produit (CH4)
  • 27,6 GWh/an de biométhane

1-Valorisation

La valorisation énergétique des déchets

Les déchets ménagers résiduels et assimilés (poubelle noire) sont transformés en électricité et en vapeur à travers un mécanisme de chaudière et de groupe turbo-alternateur.

Chaque année :

  • 120 000 tonnes de déchets entrants
  • 96% de valorisation des déchets en énergie et en matière
  • 70 000 MWh d’électricité produite

2-Récupération

Récupération de chaleur fatale

Un hydrocondenseur a été installé à l’UVE Salamandre pour récupérer la chaleur non valorisée en sortie de turbine, appelée chaleur fatale.

  • Température en sortie de turbine : 55°C
  • Énergie fatale valorisée : 15 GWh/an et 45 GWh/an à terme

3-Production

Production de tomates

Les tomates sont produites en culture de substrat neutre et inerte à 80 cm du sol. Elles sont irriguées via un système de goutte à goutte pour une utilisation mesurée et optimale de l’eau.

La chaleur fatale permet de chauffer le réseau d’eau chaude dans les serres.

  • 7 ha (11 à terme)
  • 110 000 pieds, 2 500 t de tomates produites en 2024
  • 80 à 100 emplois créés

4- Raccordement

Raccordement au réseau gaz

Construction d’une chaufferie gaz pour chauffer les serres durant les arrêts techniques annuels de l’UVE Salamandre.

5-Distribution

Distribution de BioGNV

Ouverture de 2 pistes de distribution BioGNV :

  • 2 compresseurs de 400 Nm3/h + 1 t de stockage de gaz
  • Borne de paiement CB sécurisé 24h/24 et 7j/7
  • Capacité : 7 poids lourds/h et 40/j

6 - Ecomobilité

Ecomobilité

Le SIVERT participe au projet Mobil’Ethic, lauréat d’un dispositif CEE pour accompagner la mobilité des salariés en milieu rural.

Mobilité douce, covoiturage et solution d’autopartage.

7 - Méthanisation

Production de biométhane

Mise en service de 2 unités de méthanisation portés par des groupements d’agriculteurs : Baugé Agri Méthane et Noyant Bio Energie.

  • 34 exploitations engagées
  • 242 Nm3/h de méthane produit (CH4)
  • 27,6 GWh/an de biométhane

Optimisation de l'énergie
via la récupération de la chaleur fatale

Vers une valorisation maximale de l'énergie à l'UVE Salamandre

Lorsque l’UVE Salamandre produit de l’électricité, une quantité importante de chaleur se disperse dans la nature (220 000 MWh). Pour y remédier, l’idée a émergé d’identifier un acteur capable de consommer une énergie basse température (autour de 55°C). Après avoir exploré plusieurs pistes, le syndicat et la Communauté de communes Baugeois Vallée, en concertation avec l’exploitant SAVED, ont décidé d’utiliser cette énergie pour chauffer des serres de tomates. Les premières serres ont été mises en service fin 2021.

Depuis fin 2021, l’UVE produit donc de l’électricité et de l’énergie thermique à partir d’une même source d’énergie (ici, la valorisation énergétique des ordures ménagères).

Au démarrage de l’exploitation des serres, l’UVE produit localement et simultanément, d’une part de l’électricité (70 000 MWh) via un groupe turbo-alternateur, revendue à EDF, et valorise de la chaleur fatale (15 000 MWh) pour les serres.

En 2024, 3 ha de serres sont venues s’ajouter aux 4 ha existants. A terme la superficie des serres devrait atteindre les 11 ha.


Une démarche innovante

Dans ce projet, le SIVERT assure la mise en oeuvre technique de la fourniture d’énergie. Un hydrocondenseur est installé depuis septembre 2021 à l’UVE Salamandre afin de récupérer, en aval de la turbine, la chaleur qui jusqu’ici se dispersait dans l’atmosphère.

L’eau chaude produite par le biais d’un échangeur thermique est acheminée depuis l’UVE jusqu’aux serres via un réseau enterré. Elle circule ensuite dans des tuyaux disposés entre les rangs de tomates.

2,5 millions d’euros ont été investis par le SIVERT dans ce projet, soutenus financièrement par les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE). Ce mécanisme de compensation est financé par les grands producteurs de CO2 et vise à encourager les initiatives locales d’excellence en matière de transition énergétique. 

Il permet par ailleurs d’optimiser la valorisation énergétique de l’Unité et donc de pérenniser la Taxe Générale sur les Activités Polluantes (TGAP) la plus faible et d’assurer un coût de traitement à la tonne très compétitif, l’un des plus faibles de France. En 2024, 72,13 € HT/tonne.

L’obligé du dispositif CEE est TOTAL, dans le cadre d’une convention dite en faveur de la promotion des économies d’énergies signée le 3 mai 2020.

Les serres de la Salamandre

L’installation comprend un bloc de serres en verre de 41 000 m2 de près de sept mètres de haut, ainsi qu’un bâtiment de 3 000 m2 réservé à la zone technique, au conditionnement et à l’expédition.

Les serres de la Salamandre offrent plusieurs dispositifs destinés à optimiser la production des tomates grappe tout en améliorant leurs impacts environnementaux. L’hydroponie permet une culture hors-sol, où la terre est remplacée par un substrat neutre et inerte à 80 cm du sol.

L’irrigation se fait via un système de goutte à goutte, pour une utilisation mesurée et optimale de l’eau. Un bassin de 90 000 m3 permet de stocker les eaux de forage en période hivernale, et de récupérer les eaux pluviales tout au long de l’année pour alimenter les cultures.

La création d'emplois

L’éco-serre est un projet à forte dimension environnementale et sociétale. Par la production d’une énergie renouvelable à un coût optimisé, le SIVERT de l’Anjou renforce l’attractivité du territoire en favorisant l’implantation de nouvelles activités économiques et l’emploi local dans cette zone rurale.

Pour la première phase de 4 hectares de serres, ce sont une cinquantaine d’emplois qui ont été créés sur le site, et ce grâce à une action commune avec la Communauté de communes Baugeois Vallée. À terme, ce seront plus de 7 hectares en 2024 avec la création de plus de 100 emplois.

Une démarche d'économie circulaire

La problématique de l’interruption du chauffage des serres lors des arrêts techniques de l’UVE s’est rapidement transformée en opportunités pour le territoire :

Un raccordement au réseau de gaz naturel et construction d’une chaufferie gaz
C’est une énergie de secours pour pallier aux éventuelles pannes et arrêts techniques de l’usine grâce au partenariat avec le Siéml.

Ouverture d’une station GNV en septembre 2022 (Gaz Naturel pour Véhicules).
Celle-ci est intégrée au déploiement de 9 stations d’avitaillement sur l’ensemble du Maine-et-Loire. Elle est accessible 24/24h pour alimenter jusqu’à 25 poids lourds chaque jour.Les camions bennes, acheminant les ordures ménagères vers l’Unité de Valorisation Énergétique, fonctionnant au GNV peuvent se ravitailler à proximité de l’Unité. Une alternative imposée dans le prochain marché de transport des déchets, dès septembre 2021.

Création de deux unités de méthanisation portées par les agriculteurs du Noyantais (Noyant Bio Énergies) et du Baugeois (Baugé Agri Méthane) en 2023.
Le gaz produit alimentera le réseau de gaz naturel en énergie renouvelable, en particulier pour la station bioGNV.

Développement de la mobilité des salariés avec Mobil’Ethic
En 2019, dans le cadre du dispositif CEE, un appel à programmes est lancé dans le but de déployer de nouvelles initiatives d’écomobilité en milieu rural. Le 6 février 2020, la Ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, annonce avoir retenu 12 nouveaux programmes dont Mobil’Ethic porté par Incub’Ethic, avec le soutien du SIVERT et de la Communauté de communes Baugeois Vallée. Pour aller toujours plus loin dans la réduction de l’impact du site sur l’environnement, ce programme propose des moyens de transport durables, en adéquation avec les besoins et moyens des salariés d’ECOCIR.
Trois solutions sur-mesure sont nées :
1- la mobilité douce avec la mise en place d’équipements,
2- le covoiturage avec une application de mise en relation entre salariés,
3- une solution auto avec une flotte de véhicules écologiques à la demande.


7 acteurs

100
emplois créés à terme
3500
MWh/an de chaleur fatale valorisée
22 000 000€
investis dans le projet

13 partenaires

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