L'autocontrôle de l'exploitant
A la demande du SIVERT, Veolia Propreté a proposé un projet au respect environnemental. L’Unité de Valorisation Énergétique Salamandre bénéficie des meilleures techniques disponibles, ce qui permet de la caractériser comme une unité dite de « troisième génération ».
Pour répondre à cette ambition d’excellence environnementale, le SIVERT s’est par ailleurs imposé des valeurs d’émissions plus exigeantes que ce que préconise la réglementation européenne et française. L’arrêté préfectoral d’exploitation de l’UVE fixe ainsi des valeurs à ne pas dépasser de 10 à 60 % inférieures aux normes.
Dans les faits, les équipements de traitement des fumées permettent de garantir des performances qui vont au-delà des valeurs retenues par le SIVERT dans l’arrêté d’exploitation : le contrôle révèle des valeurs de 20 à 80% inférieures à celles autorisées par l’arrêté préfectoral.

Près de deux tiers de la surface de l’UVE sont consacrés au traitement des fumées. Les fumées subissent des processus d’épuration avant d’être relâchées dans l’atmosphère. A Lasse, les exigences sont plus fortes que les normes européennes et françaises de 20 à 80% selon les particules émises.
Les contrôles complémentaires : le plan de suivi de l’environnement
Au-delà des procédures de contrôles réglementaires permanentes contractuelles au sein de l’UVE Salamandre, le SIVERT a mis en place dès 2002 un plan de suivi de l’environnement, unique en France, afin d’analyser et de quantifier les rejets de l’Unité dans l’atmosphère. Il s’agit de mesurer l’impact de son fonctionnement sur l’environnement.

Le plan de suivi mis en place par le SIVERT s’articule autour de quatre rayons d’action :
- Un contrôle in situ avec le système de prélèvements des dioxines AMESA.
- Dans un rayon de 3km – « l’analyse des retombées atmosphériques » : les jauges Owen récupèrent les retombées atmosphériques.
- Dans un rayon de 10km – « la bio-indication » : Sur les arbres, le lichen, révélateur infalsifiable, piège les particules.
- Dans les exploitations agricoles voisines de l’UVE, le lait.
L’une des forces de ce plan réside dans l’état des lieux réalisé avant le démarrage de l’usine, permettant de comparer année après année les valeurs mesurées avec celles observées lors de ce point zéro.
Grâce aux outils de suivi déployés avant même la construction et grâce aux garanties environnementales négociées à travers les meilleurs techniques disponibles, “l’impact de l’UVE sur l’environnement correspond à un bruit de fond en milieu rural.”
